BTS Banque 1ère année.
 
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 Chap3 : La production et le système productif

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Mario
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Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Chap3 : La production et le système productif   Ven 19 Mar - 23:38

Chapitre 3
La production et le système productif





I. La production

Les individus ont des besoins illimités, qu'ils doivent satisfaire avec des ressources limitées.
Ils doivent donc fabriquer des produits, avoir une activité de production
La production consiste à combiner les facteurs de production (L,K)

La production a longtemps été agricole, au milieux du XIXe elle est devenue surtout industrielle, aujourd'hui on produit essentiellement des services. (secteur tertiaire = 66% de l'activité)

Définition :
La production est une activité socialement organisée destinée à créer des biens et des services obtenus à partir de facteur de production acquis sur le marché.


A. Les principes de la comptabilité nationale appliquée à la production

Le perfectionnement des outils de l'analyse économique à permis d'aboutir à l'élaboration d'un système d'information comptable.
Elle affine l'analyse du circuit économique.
La cn est un instrument d'aide à la décision des gouvernements.

1) distinction production marchande / production non marchande
La production marchande comprend les biens et les service échangés sur le marché à un prix supérieur ou égal au coût de production.
On distinguera le secteur privé marchand du secteur public marchand

La production non marchande correspond à la production de services fournis gratuitement ou quasi gratuitement par les APU et les
administrations Privés

La production marchande s'évalue sur la base des prix du marché. La production non marchande s'évalue avec le coût de revient.

2) l'importance de la production non marchande réalisée par l'Etat
La production non marchande réalisée par l'Etat consiste à fournir des services collectif à but non lucratif (police, etc.…)
Cette production à fortement augmenté tout au long du XXe siècle, mais dans un contexte de crise et d'endettement, l'Etat est contraint
de limiter sa production à cause des difficultés de financement des APU
Il peut être tenté de faire évoluer ses services non marchands vers une production marchande. Les APU sont alors amenées à
commercialiser une partie de leur prestation (ex : EDF)

B. Le concept de Valeur Ajoutée

On ne peut pas mesurer directement la production d'un pays, donc la CN a recours à la notion de VA
VA = CA - CI
La VA permet d'éviter de comptabiliser plusieurs fois les mêmes valeurs, car on retire les CI
La VA est agrégeable. Elle permet de passer de la micro à la macro-économie. Elle mesure en effet la richesse créée par l'entreprise en
temps qu'entité individuelle mais aussi la richesse de la nation.
La somme des VA permet de calculer le PIB.

C. Les indicateurs de la comptabilité nationale : des outils d'aide à la décision

La vie économique et politique s'exprime de plus en plus à travers des indices.
La CN fourni des données qui guident les choix publics et fondent les revendications des partenaires sociaux.

1) Les principaux agrégats :

a) le PIB
Produit Intérieur Brut
Il regroupe les richesses créées par toutes les entreprises résidentes, c'est-à-dire présente sur le territoire nationale depuis au moins
un an. Il permet de mesurer la croissance économique d'un pays.

b) le PNB
Produit National Brut
Il mesure la richesse créées par les entreprises française résidente ou non
Il permet de comparer les performances économiques des différents pays.

c) le PNN
Produit National Net
C'est le PNB moins les amortissement

d) le revenu national
C'est la somme des revenus primaires perçus par les secteurs institutionnels

e) la demande finale intérieur
PIB moins sommes des échanges extérieur (X-M)

2) Les limites des agrégats
  • L’inflation fait varier le montant des agrégats lorsqu’on les exprime par leur valeur monétaire de l’année en cours, l’évaluation est dit à prix courant (prix et/ou quantité à augmenter). L’évaluation sur la base des prix d’une année antérieur appelé année de base est dite à prix constant. Les indices de volume permettent de passer des prix courant aux prix constant (quantité à augmenter).

  • Le PIB comme le PNB ne permettent d’évaluer l’activité économique dans le pays qu’indépendamment de la population ex : PIB/hab. => pour en tenir compte on calcul l’agrégat par tête
    L’ONU a mis en place l’IDH, il est construit à partir de l’espérance de vie ; du taux d’alphabétisation et du revenu national par habitant.

  • Les informations sont dispersées et difficiles à regrouper, problème de fraude fiscale ; le PIB ne prend pas en compte l’activité souterraine (black, trafic de drogue…)

  • Le PIB ne prend pas en compte la population, la dégradation de l’environnement n’est pas comptabilisée en flux négatif. Au contraire, les dépenses de protection et de réparation sont comptabilisées en flux positif


II. Le système productif

A. La notion de système productif

Le système productif est l'ensemble structuré des agents économiques qui créent des biens et des services destinés à satisfaire des
consommations individuelles ou collectives. Les 2 agents essentiels dans le système productif sont les APU et les entreprises. Leur fonction
principale est la production. Celle-ci est à la base des relations économiques.
Il existe 2 découpages possible du système productif.

1) La classification en fonction de la nature de l'activité
La comptabilité nationale utilise les noyions de secteur et de branche pour classer les entreprises
La notion de secteur permet de classer les entreprises en fonction de leur activité principale
  • primaire : chasse pêche
  • secondaire : industrie
  • tertiaire : service, commerce
  • (quaternaire : NTIC nouvelle technologie de l'information et de la communication)
La notion de Branche propose un découpage par rapport à la nature du produit.

2) La classification en fonction de la politique de l'entreprise
On parle ici de la notion de filière.
Cette classification permet d'appréhender le système productif, sous l'angle des filière de production.
Une filière est une chaine d'activité qui se complète et qui sont liées entre elles par des opérations d'achat et de vente.
Cette analyse en terme de filière permet de savoir si le système productif est cohérente si l'industrie nationale répond aux besoins vitaux
sans recourir aux importations.

B. Les composants du système productif

1) Le secteur public productif
L'État a un rôle de production dans le système économique. Il existe plusieurs raisons à son intervention dans la production.
  • Pour sortir de la crise économique
  • Pour assurer l'indépendance nationale
  • Pour atteindre un certain seuil de rentabilité
  • Pour assurer des investissements dans des secteurs de pointe
  • Pour lutter contre les monopoles
  • Pour assurer un service public
  • Pour améliorer le niveau de vie des salariés (ex: le smic)
  • Pour améliorer le climat social
Le secteur public français est l'un des plus important des pays industrialisés.
Il désigne les administrations centrales et locales, les entreprises étatisées, les entreprises nationalisées, les sociétés d'économie mixte,
et les concessions.

L'État assume 2 fonctions parallèles
  • Il fournit des service collectifs non marchands
  • Il produit des biens et services marchands

2) Le secteur privé productif
Il existe différentes structures de marché. On distingue les marché de concurrence pure et parfaite et les marché de concurrence imparfaite

Les critères de la concurrence pure et parfaite :
  • Atomicité : acteurs très nombreux et très petits, la décision d'un seul n'influence donc pas le comportement des autres.
  • Transparence : information parfaite, les producteurs et les consommateurs connaissent parfaitement les conditions du marché.
  • Absence de barrière à l'entrée : n'importe quelle entreprise peut entrer à tout moment, sans encombre sur le marché.
  • homogénéité : les biens échangés sur le marché sont homogènes (strictement similaire)
  • mobilité des facteurs : les facteurs de production (K;L) sont parfaitement mobiles
Ceux modèle n'est pas réaliste, dans la réalité, les stratégies de l'entreprise doit tenir compte de l'état du marché sur lequel elle intervient.
Ce marché varie en fonctions du nombre d'offreur et de demandeur.


La concurrence monopolistique : les entreprises cherchent par une stratégie de différenciation à se créer une situation de monopole
La situation d'une entreprise est plus difficile quand elle doit faire face à d'autre entreprises sur son marché. Elle va donc tenter de modifier
les règles du marché en formant de grandes unités de production : c'est la concentration.
La concentration s'observe quand la production et réalisée par un nombre de plus en plus réduit d'entreprise de plus en plus grande.

Il existe plusieurs formes de concentration :
  • horizontale : on regroupe les entreprise qui ont la même activité (économie d'échelle)
  • verticale : on réunit des entreprise dont l'activité complémentaire.
  • conglomérale : regroupe des entreprises sans lien entre elles, elle se diversifie

Deux types de croissance de l'entreprise :
  • La croissance interne : l'entreprise réalise elle-même les investissements lui permettant d'augmenter ses capacité de production, elle s'agrandit donc progressivement.
  • La croissance externe : l'entreprise reprend des capacité de production déjà existantes sur le marché (rachat d'entreprises)
Le phénomène des concentration s'est manifesté dans tous les pays industrialisés. Ce mouvement c'est accéléré pendant la période de
croissance qui a suivi la 2nde guerre mondiale. Le degré de concentration d'une branche est un élément déterminant de la structure des
marchés. Lorsque la concentration est faible, on s'approche de la concurrence pure et parfaite. A l'inverse, une forte concentration rapproche
du monopole. Dans la réalité, les marchés sont surtout des oligopoles.



III. Conclusion : internationalisation de la production

En combinaison avec la concentration des entreprises, on a assisté à une internationalisation de la production.
Les entreprises ont eu recours à des concentrations avec des entreprises étrangères.
Cela est motivé par la mondialisation des échanges et la recherche des couts les moins élevés.
On assiste donc à une spécialisation internationale de la production qui conduit à la DIT (division internationale du travail).
D'une manière générale , les pays industrialisés se spécialisent dans les travaux de création , car il maîtrisent des technologie avancées et
dispose d'une main d'œuvre qualifiée. Ils sous-traitent l'exécution aux PED qui dispose de technologies simples et d'une main d'œuvre bon
marché.
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