BTS Banque 1ère année.
 
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 [Eco] Chap 1 : Le Change

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Mario
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Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: [Eco] Chap 1 : Le Change   Mer 19 Jan - 13:12

Chapitre 1

Le change








Introduction : Mondialisation, Globalisation


Mondialisation :


Libre circulation : bien, service, personne, capitaux.
Au niveau des échanges, de la production, de la conception (R&D).
  • Phénomène global : on parle de mondialisation de l’économie
    Exclamation Mondialisation des capitaux ≈ globalisation financière
  • elle est à l’origine de la mondialisation.
    1980/1990 : phénomène de dilatation de la sphère financière
  • augmentation de la masse monétaire dans le monde (augmentation du pétrodollar)
    conséquence : pays de l’OPEP (monarchie du golf persique…) ont eu à disposition des liquidités considérable devant être placées.
  • Il a fallut libérer les mouvements de capitaux
  • Globalisation financière puis mondialisation
    accélération des échanges puis mondialisation de l’économie


Globalisation financière :

La libre circulation des capitaux repose sur 3 règles : « les 3D »
  • Désintermédiation : suppression des intermédiaires pour financer (banque). Agent économique en besoin ou en capacité de financement peut intervenir sur n’importe quelle place boursière dans le monde sans l’intermédiation de la banque (NYSE ; TSE ; EURONEX…)
  • Décloisonnement : suppression au niveau international des frontières.
    au niveau interne : des barrières entre les marchés financiers (bourse) et par exemple le marché monétaire (à l’origine ; 1 marché interbancaire).
  • Déréglementation : suppression des législations et réglementations national qui entravaient la libre circulation des capitaux.

Ces 3D peuvent donner naissance à la Déréglementation. Elle peut être considérée comme étant à l’origine de la crise des subprimes.

Les acteurs de la mondialisation :

3 types d’acteurs :
  • Les états : effacement mais effacement relatif ; à discuter. Voir le rôle des états dans l’émergence de certains NPI : pays émergents. La question de la place de l’état dans la mondialisation reste posée.
  • Les firmes multinationales (FMN : transnationales) : environs 60 000 dans le monde principalement rattaché à la triade et pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Mexique …)
    Ces FMN seraient les véritables gagnantes de la mondialisation : pour cela elles développent des stratégies globales en prenant en compte certaines spécificités locales.
    Stratégie de globalisation. Ex : production => bas coûts ; bénéfice dans des pays à faible fiscalité afin de réaliser un profit maximum.
  • Les organisations internationales qui ont pour vocation de faire tomber les barrières douanières (tarifaires et non tarifaires)
    • Au niveau international :
      1947 : GATE puis 01/1995 OMC
      Siège : Genève ; 153 pays présents
      Directeur général : Pascal LAMY
      1964 : CNUCED (Conférence des Nations Unis pour le Commerce Et le Développement)
      Intégration des PED et des PMA dans la mondialisation.

    • Au niveau régional (du continent ou partie du continent)
      En Europe : UE ; AELE (Association Européenne de Libre Echange) (4 états) ; EEE (Espace Économique Européen) (EU+ AELE- Suisse)
      En Amérique ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) MERCOSUR.
      En Asie : ANASE (Association des nations de l'Asie du Sud-est) ou ASEAN


La mondialisation : Bilan.
  • Les bienfaits de la mondialisation : la mondialisation heureuse
    4 éléments :
    • Création de richesse : (essentiellement B&S) en augmentation au niveau mondiale : il y a eu augmentation du PIB mondial.
    • Facteur d’innovation : contribue à l’innovation / libre circulation des idées : économie de la connaissance. Le progrès technique augmente vite.
    • Mobilité des facteurs de production : (Capital & Travail)
    • Favorable aux consommateurs (innovation ; prix en baisse)




  • Les effets négatifs :
    « La logique financière l’emporte sur tout » : le profit
    • Crise des subprimes : capitalisme financier
    • Disparité Nord/ Sud : opposition entre PDEM et PED/PMA
    • Evolution donc rééquilibrage
    • Disparité à l’intérieur des pays : aggravation des disparités (dualisme économique et social)
    • Question de l’environnement


  • La régulation :
Devant les disparités, les fonctionnements, les atteintes à l’environnement que cause la mondialisation pour certains, il serait temps de mettre en place une régulation. Il s’agit d’en finir avec la régulation de l’économie par le marché, remettre au goût du jour la thèse Keynésienne : la régulation de l’économie par l’état. La question qui se pose : cette régulation Keynésienne n’est elle pas qu’une utopie car aujourd’hui on peut constater que le capitalisme financier responsable de la crise des subprimes n’a pas disparut mais n’a même pas été refondu de façon significative.








I- Les opérations de change

Dans la mesure où coexiste plusieurs devises et dans la mesure où les échanges sont une réalité, l’opération de change est alors nécessaire.
Définition : le change c’est l’opération qui consiste à convertir une monnaie en une autre selon un cours prédéterminé (taux de change ; taux de conversion) qui est fixé sur un marché appelé « le marché des changes ». Le marché des changes ≠ le marché des capitaux.

A) La convertibilité

Les économistes distinguent 2 notions : la convertibilité interne et la convertibilité externe. Elle est dites interne lorsque tout agent économique résidant ou non peut librement convertir une monnaie nationale en devise étrangère.
Elle est dites externe ou limitée lorsque seuls les agents économiques non résidants peuvent opérer cette conversion. Historiquement, elle concernait le bloc soviétique. Aujourd’hui, sauf quelques rares exceptions, pratiquement tous les pays pratique la convertibilité interne. Seules quelque grandes devises sont néanmoins acceptées partout dans le monde. Ex : dollar ; euros ; livre : le franc suisse.






B) Le marché des changes
C’est un marché classique où se rencontre l’offre et la demande. Simplement, les opérateurs s’échange les différentes devises. Toutes ces opérations sont effectuées par des professionnels du change : « des cambistes ».
Ces cambistes travail en général pour 3 types de clients :
  • Les BCN : banque centrale nationale (BCE)
  • Les banques de second rang : établissement de crédit
  • Les FMN : firmes multinational

Ce marché comporte les caractéristiques suivantes :
  • Marché en continue
  • Marché planétaire
  • Marché en réseau
  • Marché de gros où s’échange 1 000 milliard de dollars par jour
  • Marché extrêmement volatil et spéculatif.

En effet, depuis l’abandon du régime de change fixe en 1971, plus rien de limite aujourd’hui les variations entre les différentes devises, les spéculateurs vont profiter de cette situation et accroitre la volatilité.
Cette volatilité entraine des conséquences négatives tant au niveau macro économique qu’au niveau micro économique.
Au niveau macro économique : une devise qui s’apprécie (↗️) « jouera » contre les exportateurs … cela pourra déséquilibrer la balance des transactions courantes (balance commerciale).
Au niveau micro économique : un exportateur peut également craindre les variations monétaires. En effet, si après la signature d’un contrat une des devises se déprécie, il pourra subir une perte (le risque de change).
Face à cette instabilité, il est possible de se prémunir en prenant des assurances, ce qui est relativement onéreux. Les entreprises comme les états vont alors essayer d’anticiper les hausses et les baisses. Pour ce faire, il faut connaitre les éléments qui agissent sur le taux de change.

Les déterminants des taux de change
Il s’agit d’expliquer pourquoi les monnaies varient entre elles. Les économistes avaient tendances à mettre en avant 3 facteurs. Depuis, d’autre théorie sont les variations monétaires, il faut davantage retenir ces éléments de réponses.


Les déterminants économiques.

Le différentiel des taux d’intérêts :
Quand un pays augmente les taux d’intérêts, il devient un pays potentiellement intéressant pour les investisseurs. Cela va alors stimuler la demande de la devise national ce qui se traduit par une appréciation sur le marché de cette devise. A contrario, une baisse des taux d’intérêt signifie le plus souvent une dépréciation de la devise.
Le solde de la balance des transactions courantes :
Une balance commerciale positive entraine théoriquement une appréciation de la devise. A contrario, un solde déficitaire doit entrainer une dépréciation de la monnaie.
Le différentiel d’inflation : (théorie de la parité des pouvoir d’achat)
Quand 2 pays connaissent des taux d’inflation différent, le pays qui connait l’inflation la plus forte verra sa monnaie se déprécier d’une valeur égale à la différence entre les 2 taux d’inflation
Ces facteurs économiques ont suffit pendant longtemps à expliquer les variations monétaires. Aujourd’hui, d’autres facteurs doivent être pris en compte.

Les déterminants non économiques

Les évènements politiques, les annonces …
Les cambistes restent très sensibles aux évènements politiques, à certaines annonces politiques dans la mesure où la valeur de la monnaie repose pour partie sur la crédibilité du pays, sur sa place dans le monde, sur sa capacité à résoudre des difficultés. Ainsi certains évènements vont entrainer la monnaie vers le bas (ou vers le haut) alors que fondamentalement la donne n’a pas changé. Ici on anticipe sur une situation à venir.
Les comportements mimétiques et les comportements spéculatifs
Dans la mesure où sur les marchés les cambistes passent des opérations pour réaliser des gains il est inévitable qu’un certains nombre de comportements relèvent de la mimétique (les cambistes achètent, le cours monte donc ils achètent …). Il est certains que certaines crises monétaires trouvent leurs origines dans des comportements spéculatifs irrationnels.
La variation d’une monnaie dépend donc des ces 5 éléments. En fonction des circonstances du moment, un déterminant ou plusieurs pourront avoir une influence plus importe.



Les différents régimes de change
Puisque les monnaies varient entre elles, 2 solutions s’offrent aux états : laisser faire le marché ou intervenir en fixant les parités. Il s’agit de faire un choix entre le régime de change flottant et le régime de change fixe.
Le régime de change fixe
Les états vont mettre en place une coopération monétaire internationale. Ils fixent les parités entre les différentes devises.
Les parités ne sont jamais totalement fixes, les états vont donc aménager des marges de fluctuation.
Quand les limites des marges de fluctuation sont atteintes, les états sont obligés d’intervenir pour maintenir la monnaie dans les limites.
Cette intervention se fait de deux soit on achète ou on vend des devises soit on manipule les taux d’intérêts.
On vise ici avant tout la stabilité monétaire.
Le régime de change fixe avec marge de fluctuation a existé de 1944 à 1971.

Le régime de change flottant
Les états laissent faire le marché. Les états ne devraient pas intervenir. Dans la pratique aucun état ne peut intervenir. Dans la pratique aucun état ne peut se désintéresser complètement de sa monnaie. En conséquence, il va avoir des interventions mais ponctuelles et non systématique : on parle de flottement impure.
Les interventions ponctuelles des BNC se font de la même façon que pour le régime de change fixe.
Avec ce régime, l’instabilité monétaire renait pour autant, la mondialisation des échanges s’est faite dans ce cadre.
Ce régime de change flottant est en place depuis 1971.
Le particularisme de l’UE (UEM)
Cf. Schéma.





Les yoyos du dollar ; ses conséquences sur l’économie mondiale et le désordre monétaire international.
Les Yoyos du dollar ; l’instabilité monétaire international
Contrairement à une idée reçue, la décision du président Nixon du 15 Août 71 n’a pas fondamentalement changé la donne en matière monétaire. Au-delà du changement de régime, la domination du dollar reste complète. « en réalité, le monde n’est pas passé d’un système à un autre, il a fondamentalement gardé le même, se contentant de modifier le mode d’emploi. Avant le dollar se servait de l’or pour affermir son pas ; ensuite il a entrepris de marcher tout seul ; pas toujours très droit mais en restant plus que jamais le chef de fil » [Paul Fabra].
De facto, le dollar reste monnaie de référence, la monnaie du commerce international et également la monnaie de réserve.
Les accords de la Jamaïque ont entériné le flottement généralisé, l’économie mondiale va donc être soumise aux variations du dollar. De façon systémique, en fonction des variations des devises et de l’ampleur de ces variations, le monde peut être affecté par des crises de change qui peuvent provoquer des crises boursières, des crises de financement et donc au final des crises qui vont toucher la sphère de l’économie réelle et qui affecte dont les agents économiques Depuis une vingtaine d’années, ces crises ont été nombreuses :
    1987 : baisse du dollar va provoquer un crac boursier qui va affecter l’économie américaine.
    1994 : Mexique affecté par crise économique
    1997 : Asie
    1998 : Russie effondrement du Rouble
    1999 : Brésil
    2001 : Argentine

Aujourd’hui dans une certaine mesure comment peut réagir la zone euro face à la problématique des finances publique dégradé dans un certains nombre d’état ?
On ne peut que constater aujourd’hui un désordre monétaire international, du dumping monétaire (déprécier sa monnaie pour rendre les biens & services plus attractif) et il semble que toute les tentatives de régulation (accords de Bretton Woods II, d’autre tentative de monnaie unique…) soit condamnées à court et moyen terme.
Plus globalement un système financier déréglé
Au-delà du désordre monétaire international, le monde d’aujourd’hui repose sur un capitalisme financier international dérégulé. Les mouvements de capitaux spéculatifs constituent aussi un risque systémique et comme pour le marché des changes se pose la question de la régulation.
Entre 2008 et 2009, 3 sommets consécutifs du G20 ont semble-t-il échoué se qui pose à nouveau la Question : le capitalisme peut-il être réformé ?



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